Booster sa créativité

Comment booster votre créativité sans la faire fuir

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Nous avons tous des idées, qu’elles soient farfelues ou sensées, réalistes ou surréelles, qu’on les attrape en vol ou les laisse passer. Je ne connais personne qui n’a pas d’idée. On ne parle pas là de l’idée révolutionnaire mais d’une idée, et de la créativité liée à cette idée. Et les plus simples sont souvent les plus utiles.

Elizabeth Gilbert, l’auteur de « Mange Prie Aime » (l’un de mes romans préférés ; plus d’infos sur l’auteur et son best seller ici) nous parle dans son nouveau livre « Comme par magie » de créativité en 5 chapitres et de comment on peut l’entretenir sans en avoir peur. Pour vous procurer son livre, c’est ici.

Chapitre 1 : peur

La « peur » est d’ailleurs le 1er des 5 chapitres. Elle ne dit pas que les peureux n’ont pas d’idée et que les intrépides débordent d’inventivité, mais plutôt qu’il faut apprendre à vivre avec sa peur et lui faire beaucoup de place car vous pouvez et devez cohabiter avec ces sentiments, qui ne sont pas nécessairement opposés, pour développer votre créativité.

Chapitre 2 : enchantement

Le 2ème chapitre, appelé « enchantement » traite de la naissance-même de l’idée : comment une idée a une âme et cherche à tout prix à prendre vie grâce à son propriétaire élu. Comment, quand elle frappe à votre porte, il faut l’accueillir à bras ouverts, travailler avec elle et ne plus la lâcher. Mais comment également elle peut vous échapper et être réalisée par quelqu’un d’autre parce que peut-être vous l’aurez laissée filer, vous n’aurez pas eu assez d’énergie à mettre dedans ou bien ce n’était pas le bon moment… et alors vous devrez apprendre à ne pas avoir de regret ou de haine et à ne pas vous flageller parce qu’au final, si vous ne l’avez pas concrétisée, ce n’est pas pour rien ! Soyez ouvert à d’autres idées et focalisez-vous sur elles pour leur donner vie !

Pour l’auteur, ce processus de transmission d’idée est lié à la magie 🙂 Par contre la concrétisation de cette idée en livre, film, brevet, innovation commerciale est le fruit d’une discipline du travail qui ne laisse pas de moment à la magie.

Chapitre 3 : permission

Le 3ème chapitre s’intitule « permission« . L’auteur explique que, d’aussi loin que l’histoire remonte, l’Homme n’a jamais demandé quelconque permission pour créer et inventer. « Si vous êtes vivant, vous êtes créatif« .

Elle parle de culot créatif : on doit prendre conscience qu’on n’a besoin de demander à personne la permission pour créer mais par contre il faut en être convaincu et se le répéter quotidiennement et être un créatif authentique car l’originalité aujourd’hui n’existe plus 🙂 Nous devons faire ce qui nous plait, point. Il n’y a pas d’école de la créativité donc la meilleure (et moins coûteuse !) des formations est l’apprentissage par soi-même et la mise en application assidue et acharnée !

Voici une citation que j’aime beaucoup et qui illustre parfaitement les propos ci-dessus :

Vous voulez apprendre une danse ? Explorer un nouveau pays ? Dessiner un pénis sur votre mur ? Faites donc. Qui s’en soucie ? Puisque vous en avez le droit en tant qu’être humain, faites-le avec allégresse. (Enfin, faites-le sérieusement, évidemment – mais ne prenez pas cela au sérieux.)

Quand on crée, il faut ignorer totalement les critiques que l’on va recevoir parce que c’est normal que les gens expriment une réaction, positive comme négative, puisque l’on s’est soi-même exprimé ! Mais les réactions ne doivent pas nous toucher personnellement.

Pour résumer : « mon expression créative doit être la chose la plus importante au monde pour moi (si je dois être un artiste), et elle doit aussi n’avoir aucune importance (si je dois être un artiste sain d’esprit) ».

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Chapitre 4 : persistance

S’imposer la rigueur de faire chaque jour ce pour quoi on est fait, cela nous permet de ne pas perdre la main. « Si on pratique quelque chose, on s’y améliore ».

Il faut néanmoins réfléchir davantage à ce qui nous passionne suffisamment pour supporter les aspects les plus négatifs de notre entreprise créative plutôt que de penser uniquement aux « paillettes » (tout ce qui brille ternit un jour !).

Il est important également de ne pas faire fuir la créativité en lui mettant une pression financière sur le dos ! Donc mieux vaut organiser son temps pour y consacrer ne serait-ce qu’une heure chaque jour, plutôt que quitter son emploi et se mettre la pression pour réussir à tout prix.

Enfin, il vaut mieux agir qu’avoir des regrets. Etre perfectionniste sera notre plus grand défaut car on n’est jamais satisfait à 100%, surtout en étant une femme ! Nous les femmes nous avons une fâcheuse tendance à douter de notre travail et notre valeur. Nous allons garder notre idée ou travail jusqu’à ce qu’il nous semble parfait ! Mais il ne le sera jamais, du moins jamais pour tout le monde ! Si vous jugez votre travail / création / livre bon, arrêtez-vous là !

Ci-après, un passage qui m’a beaucoup touchée et que j’aimerais partager avec vous :

Le perfectionnisme est un leurre particulièrement malsain pour les femmes qui, je crois, se fixent des critères de performance plus élevés que les hommes. Bien trop souvent les femmes s’abstiennent de participer. Elles refoulent leurs idées, leurs contributions, leurs qualités et leurs talents. Trop de femmes semblent encore penser qu’elles n’ont pas le droit de se montrer tant que leur personne et leur travail ne sont pas impeccables et à l’abri de toute critique.

Faites des choses que vous aimez et avec passion, ne mettez pas la barre trop haut, prenez du plaisir dans la totalité du processus : de l’excitation au doute en passant par la fatigue ! Et ne devenez jamais amer, ou changez de passion !!

Chapitre 5 : confiance

Une grande partie du chapitre est liée à la souffrance et au fait qu’il faut s’en éloigner au maximum pour pouvoir créer. Tout comme un salarié sous stress est contre-productif, un auteur torturé l’est aussi. Il faut savoir se faire confiance, faire confiance à sa créativité, afin de pouvoir créer. Et surtout prendre du plaisir pendant le processus ! Faites les choses sérieusement mais avec légèreté. Ne dites pas non plus que votre création est votre enfant car nous ne supporterez pas la critique : votre création n’est pas vivante !

L’amour plutôt que la souffrance, toujours.

La curiosité peut aider à créer. L’auteur l’oppose à la passion. Il faut avoir sans cesse les antennes déployées. Et quand on a un blocage créatif (ou sportif ou autre) il faut passer à autre chose, aller de l’avant et ne pas être trop dur avec soi-même.

Si vous ne pouvez pas faire ce dont vous mourez d’envie, allez vous occuper à autre chose (…). Vous penserez peut-être que c’est de la procrastination mais, si l’intention est juste, ce n’en est pas : c’est du mouvement. Et tout mouvement vainc l’inertie, car l’inspiration sera toujours attirée par le mouvement.

Enfin vient le moment de révéler votre création au monde. C’est ce que l’auteur appelle la « confiance à toute épreuve ». Si vous avez vraiment confiance, alors le résultat vous importera peu. Vous serez méritant dans tous les cas et pourrez passer à une autre création.

Mon avis ?

Un livre qui se lit facilement, très imagé (parfois un peu fou), il peut néanmoins à certains moments vous sembler décousu. J’aime l’idée générale derrière ce livre. Je retiens 3 choses :

  • ne pas mettre de pression financière sur ses idées sous peine de les faire fuir,
  • ne pas être perfectionniste car c’est l’ennemi de la créativité,
  • faire les choses avec amour et passion, sans chercher à plaire à tout le monde.

 

Pour aller plus loin, cliquez sur la vidéo ci-dessous pour une interview d’Elizabeth Gilbert.

Alors, vous passez quand à l’action ?

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