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L’Australie 10 ans après : un voyage qui a changé ma vie

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Retour sur mon expérience

Depuis que je suis partie vivre presque un an en Australie, je n’ai cessé de prôner cette expérience, et notamment à ma sœur qui a eu l’occasion elle aussi de passer 6 mois, au Canada. Qu’on y aille pour apprendre une langue, fuir la routine, prolonger les années étudiantes, s’enrichir personnellement, faire la fête, on en ressort toujours grandi.

Je suis partie 9 mois en Australie d’octobre 2006 à juillet 2007. Dans le cadre de ma dernière année à l’INSEEC, je pouvais choisir de préparer un double diplôme. Âgée de seulement 21 ans, j’ai fait le grand saut et voyagé 24h pour atteindre ce pays qui est resté gravé en moi… Retour sur mon expérience, avec de la pudeur, de la mélancolie et l’envie de partager avec toutes nos Exploratrices ce voyage qui a changé ma vie…

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1- Pourquoi partir ?

Parce qu’en premier, on sort de notre zone de confort (le cocon familial, le fait de connaître la langue, la fac, ses amis, le fait d’être Français en France, qui paraît évident mais ne l’est pas dès qu’on décide d’émigrer…) et en deuxième parce qu’on se rapproche de qui on est et on fait le tri dans ses relations et sa vie passée. Comme je l’écrivais en bilan en juin 2007, « je n’ai pas changé et je vais vous revenir encore plus humaine, encore plus mûre, encore plus aimante, encore plus souriante, encore plus moi… Oui parce que d’être loin de son équilibre, ça te force à te ressourcer, et à trouver un autre équilibre« .

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Sunshine Coast, 2007

2- Les préparatifs

Combien de temps ?

3 mois et au-delà. C’est le temps minimum pour apprendre une langue en immersion. J’avais fait un séjour de 2 mois 1/2 en Angleterre peu de temps avant de partir. Au bout de 3 mois en Australie, je rêvais en anglais, switchais sans problème de langue…

Seule ou à 2 ?

J’aurais tendance à vous conseiller de partir seule car c’est la meilleure manière de vous challenger, d’apprendre à vous dépasser et de devenir vous-même en faisant vos propres choix. Pas besoin pour cela d’être extravertie (je ne le suis pas), juste d’avoir l’envie de vous prouver quelque chose à vous-même, d’être fière de vous. Mais cela ne doit pas être une corvée et ne doit pas vous ajouter un stress. Partir avec un(e) ami(e) peut être une bonne béquille. Ou avec votre copain, ce qui permet de tester votre relation dans un autre environnement. Et sur place, fuyez les colocations avec d’autres Français !

Où partir ?

En 2006, quand j’ai monté mon dossier auprès de l’INSEEC, j’ai cherché à me démarquer des traditionnels Royaume-Uni et Etats-Unis. Et je voulais partir loin. Etre sûre de ne pas pouvoir revenir si c’était trop dur ou trop long… Alors j’ai choisi l’Australie. A l’époque (purée on dirait que j’ai 70 ans quand j’écris !), il y avait peu de Français. Et seulement 2 places offertes pour l’échange INSEEC-University of the Sunshine Coast (dans le Queensland ; site Internet). J’ai aussi choisi l’Australie pour son cadre de vie (Océan pacifique et climat très clément) et un petit bled pour me changer de Paris, au-delà du MBA que j’allais préparer.

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3- Le grand saut

La préparation du voyage :

Il y a beaaaaaaucoup de paperasse : obtenir un prêt étudiant dans une banque (qui propose des facilités de remboursement), acheter ses billets d’avion (et donc choisir une date de retour fixe 9 à 12 mois avant !), trouver un logement (sur le campus les premières semaines, puis je vous conseille de voir sur place après), prendre une assurance, préparer le visa… Tant de choses à penser à seulement 21 ans !

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Octobre 2006, moins de 2 semaines avant mon départ…

Le jour J :

C’était mon choix. Je laissais mon amoureux, mes parents, ma sœur (dans sa période adolescente et qui le voyait comme un abandon), mes amis, mon job étudiant chez Foot Locker, bref mes repères. J’avais vécu presque 3 mois à Londres de mai à juillet donc le départ 3 mois plus tard m’a paru plus facile. J’avais eu une répétition 🙂 Je suis restée stoïque aux contrôles de sécurité, pour faire la fierté de mes proches… Mais j’ai éclaté en sanglots à l’idée de les laisser pour tant de mois… Un conseil : commencez à écrire un carnet de pensées ou un blog si vous voulez partager avec vos proches (j’en parle juste après !).

Mon expérience sur place :

Je considérais que je n’avais pas le droit de me plaindre puisque c’était mon choix. Je suis arrivée en plein printemps en Australie, la meilleure période selon moi ! J’allais voir l’Océan Pacifique plusieurs fois par semaine et la résidence étudiante était équipée d’une piscine et d’une salle de sport. J’ai très vite créé un Skyblog pour raconter mes aventures à mes proches (il n’y avait pas de smartphone, pas de WhatsApp et Free référençait juste avant mon départ l’Australie parmi les appels gratuits et illimités. Sur place, pas d’Internet haut débit et pas de wifi. Pouvez vous imaginer un instant ?). C’était donc ça l’ancêtre des Exploratrices ? Heureusement que 10 ans ont passé !!!!

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Dans ma promo de MBA, des gens de tous les pays : Australie, Royaume-Uni, Afrique du Sud, France, Corée, Inde, Etats-Unis, Allemagne, Espagne, Danemark… Je les ai tous encore aujourd’hui sur Facebook et c’est génial de les voir progresser ! Ils ont pour la plupart monté leur boîte, se sont mariés, ont eu des enfants pour certains (j’étais la plus jeune de la promo ; les autres avaient plutôt 25-35 ans).

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31 décembre 2006 – Mooloolaba, QLD

J’ai fait la fête, j’ai vécu des choses magnifiques comme voir des baleines en pleine mer (jamais refait depuis), j’ai pu voyager dans tout le pays. J’ai passé Noël avec mes nouveaux amis et le 31 décembre les pieds dans l’océan. J’ai fêté mes 22 ans avec mon papa qui est venu me voir et à qui j’ai fait découvrir mon pays de cœur (il y a notamment acheté son premier short de plage !!!). J’ai appris à vivre en couple et ma période d’adaptation a été très très compliquée (mais on surpasse ces situations avec beaucoup de communication, de respect et d’amour). J’ai pris du poids (7 kg) mais j’ai tout reperdu avec de la motivation et surtout en faisant mon premier rééquilibrage alimentaire qui a mis fin à des années de régimes yo-yo ! Les filles si vous me lisez ne faites jamais de régime !! C’est une arnaque ! Privilégiez une alimentation équilibrée dans laquelle vous vous faites plaisir quand vous en avez envie et faites du sport régulièrement (idem, choisissez celui que vous aimez). J’ai refusé de conduire à gauche et d’apprendre le surf (ça c’est mon grand regret).

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Région de Brisbane, père et fille, 2007

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Région de Sydney, père et fille, 2013

J’ai reçu un « high distinction » en « Strategic Management » et obtenu un diplôme et un chèque de 500 $ (j’étais la seule non Australienne à l’obtenir ; il fallait avoir une note comprise entre 85 et 100/100 pendant un trimestre de cette discipline). J’ai détesté la compta (tout comme en France !!!).

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Mon invitation à la remise des prix de la Faculté de Business, 2007

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Faculty of Business Awards and Prizes, 2007

J’ai dégusté (trop ?) du vin australien et appris à aimer le rock et la bière. J’ai aussi appris à aimer mon corps et ses bourrelets incrustés au long des semaines (pas vraiment le choix dans un pays où on est au moins 3 fois par semaine en maillot de bain). Je me maquillais à peine, j’étais toujours hâlée et je me souviens d’être très souriante et pas stressée.

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Sunshine Coast, 2007

Le retour en France :

Mon meilleur souvenir ? Mon arrivée à Charles de Gaulle et serrer ma maman et ma sœur que je n’avais pas vues depuis 9 mois ! Mais après… dur dur… Quand tu vis des choses que 95% de ton entourage n’a jamais vécu, tu ne peux pas les soûler avec ça. Au début ils t’écoutent, puis plus du tout. Tu te sens un peu seule au retour donc et il faut s’y préparer…

Je suis rentrée fin juillet 2007, chez mes parents. Finie l’indépendance. Le week-end qui suivait, je le passais à Londres chez mon amie Rose, qui y vit toujours depuis ! Puis en octobre je m’envolais pour le Sénégal… La bougeotte était en moi, je savais qu’elle ne me quitterait plus !

J’ai cherché du travail après avoir obtenu mon double diplôme (j’étais décalée par rapport à mes amis qui étaient restés en France et avaient fait un stage de 6 mois). Je me sous-estimais, pensant que mon année en Australie m’avait enlevé quelque chose par rapport à eux. À part mes 3 ans de job étudiant et mes stages, je n’avais pas d’expérience en entreprise…

Je n’ai compris qu’après la grande valeur de ce voyage… Au-delà des langues, une façon de penser, un challenge accompli et une fierté associée, la possibilité de vivre partout dans le monde, l’esprit d’entreprendre, la recherche d’une vraie qualité de vie…

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Les « 12 Apostles » vus de l’hélicoptère, 2007

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L’Opéra de Sydney, 2007

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La Tasmanie, 2007

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Région de Melbourne, 2007

4- Qu’est-ce que ça a changé ?

Humainement :

Je me suis trouvée plus humaine, moins futile, plus ouverte sur le monde dans lequel je vivais. Plus orientée business / entrepreneuriat. Je me suis sentie riche d’une expérience qui m’était propre, que je ne pourrai pas partager, mais que je chérirai dans le futur, en m’y accrochant pas avec mélancolie mais avec le regard attendri : l’Australie fait partie de moi, ses étoiles sont tatouées sur mon corps et ses images inondent mon cœur à jamais…

Extrait de mon Skyblog (post rédigé le 5 décembre 2006) :

Parce que c’est vous tous, amis, famille (et petit ami !) qui me faites tenir ici. Vous êtes ma joie de vivre condensée (j’en ai emmené quelques boîtes, j’ai de quoi tenir une année malgré les limitations de kilos à l’aéroport !! lol). Quand je vais mal (c’est rare, ne vous inquiétez pas !), je pense à vous, je visualise la dernière fois que je vous ai vu sourire, les dernières paroles que je vous ai dites, des mots assurés pour la plupart alors que je n’en menais pas large à l’intérieur ! Vous me manquez terriblement mais vous savez quoi ? J’ai compris une chose : que ce n’était pas parce que vous ne me donniez pas de nouvelles que vous ne pensiez pas à moi !!! Et venant de moi, c’est un énorme progrès !!

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Retour en France, juillet 2007

Pourquoi je n’y suis pas restée ?

Parce que je suis partie en cherchant à fuir quelque chose, comme un ras-le-bol… Et puis l’envie du challenge, de foncer ! Ceux qui me connaissent savent que j’agis vite et que je réfléchis à « comment faire » ensuite ! Je ne pouvais pas manquer cette opportunité… Je me suis rendue compte que ça ne marchait pas comme ça : on ne fuit rien, on part avec (et on peut rentrer avec aussi !) !! Je m’étais prouvé des choses, maintenant je pouvais rentrer, plus sereine, et éviter de reproduire les erreurs du passé. Je n’ai pas eu l’envie de rester vivre là-bas car ma famille et mes amis me manquaient, que je pensais avoir plus besoin d’eux que d’une qualité de vie et d’un job bien rémunéré. Je n’ai pas de regret. Pourtant il y avait tout à faire… Inditex n’existait pas, les hard discounters non plus. C’était le début du haut débit dans les villes et du boom de la téléphonie mobile. Le coût de la vie y était peu élevé… Mais il faut apprécier ses décisions dans le contexte dans lequel elles ont été prises…

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Alexandra Headland, 2006

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Glasshouse Mountains, 2007

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Sunshine Coast, 2006

5- Conclusion

Voilà mon analyse 10 ans après… Je suis retournée en Australie en 2013 et j’y retournerai encore, je le sais. Comme un cordon ombilical qu’on ne coupe pas. Comme un voyage commémoratif… Je ne peux que vous inciter à partir dans le cadre de vos études d’abord (car on est bien encadré, c’est rassurant), professionnellement ensuite. Car même si vous « perdez » un peu de temps sur votre cursus, qu’est-ce que c’est dans toute une vie ? Alors foncez !!!

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Et si vous voulez un conseil ou un avis sur votre prochain circuit Australie, n’hésitez pas à me contacter, je serai ravie de vous aider à ma manière !

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Coogee Beach, 2013

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Perth, 2013

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Rottnest Island, 2013

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Quokka sur Rottnest Island, 2013

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12 Commentaire

  • Répondre
    Clothilde
    20 octobre 2016 at 12 h 36 min

    Merci Fanny pour cet article ! je me suis totalement retrouvée dans tes mots et tes sentiments (sauf la température.. moi c’était 1 an suède et 5 mois au québec…glups). le « pourquoi on y va » et le sentiment de « solitude » au retour et le décalage avec les proches, l’intensité du moment dans le pays, la force des relations avec les gens rencontrés, la magie du moment. La valorisation de l’expérience prend du temps mais elle est indéniable. Alors merci encore Fanny !

    • Répondre
      Fanny
      20 octobre 2016 at 23 h 17 min

      Et merci à toi Clothilde ! Ce blog c’est un moyen de partager et d’échanger donc merci d’avoir pris le temps de commenter ! Quelle belle aventure au final <3

  • Répondre
    Pascale
    19 octobre 2016 at 13 h 55 min

    Superbe article qui m’a fait remonter le temps ! Toujours un petit pincement au coeur quand je te revois partir vers l’avion qui t’emportera loin de nous avec, pour moi, un vide au creux du ventre car je sais que je ne te verrai pas avant longtemps. Mais ce lien entre nous qu’a été ce blog que je consultais tous les jours pour vivre de loin un peu de ton expérience… C’est un peu ça aussi lesexplos: ce partage de vos expériences, et donc de votre vie ! Un grand merci pour ces voyages par procuration.

    • Répondre
      Fanny
      19 octobre 2016 at 14 h 31 min

      Merci maman chérie et merci de m’avoir supportée et me supporter avec mon esprit indépendant mais mon coeur bien enraciné dans ma famille et mes amis ! Merci aussi de ne jamais avoir cherché à me retenir !

  • Répondre
    Maylis
    19 octobre 2016 at 13 h 36 min

    Un superbe voyage qui t’a ouvert les portes du monde, cette passion d’explorer et de te challenger !!!!! Tu y as trouvé les réponses que tu cherchais et tu peux être fière de t’être lancé ce défi et de l’avoir si bien accompli !! Pour ma part je suis fière de toi !!!!! <3

    • Répondre
      Fanny
      19 octobre 2016 at 14 h 29 min

      Merci May !!! D’avoir toujours été là pour moi ! Je suis extrêmement fière de la femme que tu es devenue (comme quoi on n’a pas forcément besoin de partir pour se réaliser !!) et on fêtera ensemble nos 20 ans d’amitié en septembre prochain ! #117

  • Répondre
    Alexandra
    19 octobre 2016 at 12 h 48 min

    Très bel article et joliment écris Fanny! Je me suis reconnue dans tes récits car moi même j’ai vécu une expérience à l’autre bout du monde C’est jamais simple les retours et je t’avoue que je « trinque » un peu en ce moment!! (Je suis revenue il y a 3 mois et demi seulement de Tahiti). Une expérience comme ça, ça marque et ça reste gravé pour toute la vie je crois…
    Je pense comme toi et c’est tellement important de faire sa propre expérience de vie. Qu’est ce que ça enrichit !!

    Bises

    Alexandra

    • Répondre
      Fanny
      19 octobre 2016 at 14 h 27 min

      Merci Alexandra pour ton retour qui me touche ! Je compatis avec toi car nous rentrons dans une période moins agréablement climatiquement parlant !!! Il faut retrouver sa place et ses repères et t’en créer de nouveaux, jusqu’à ce que tu repartes 🙂

  • Répondre
    Sarah
    19 octobre 2016 at 11 h 21 min

    Je me retrouve à 100% dans ton article ! Et pourtant, je ne suis partie que 4 mois… Mais mon expérience à Boston m’a changé jamais ! Une ouverture d’esprit et une aventure humaine qui marque pour toujours 🙂

    • Répondre
      Fanny
      19 octobre 2016 at 14 h 26 min

      Merci beaucoup Sarah pour ton commentaire ! J’avais dit « supérieur à 3 mois » lol donc c’est bon tu y étais !!

  • Répondre
    Sylvie mora
    19 octobre 2016 at 10 h 44 min

    Beaucoup d’émotions dans cette article, c’est un grand courage de partir aussi jeune, j’élève mes enfants dans l.´amour des voyages et la découverte d’autre chose. J’espère qu’ils vivront une expérience similaire.
    Merci beaucoup pour la lecture
    Sylvie

    • Répondre
      Fanny
      19 octobre 2016 at 14 h 26 min

      Merci beaucoup Sylvie pour ce commentaire ; la clé de l’ouverture d’esprit et de l’indépendance résident en partie dans ces expériences de vie où l’on se challenge et on va vers l’autre et vers l’inconnu !

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