Mode-Beauté

Tendance : quand la mode se passe de certains intermédiaires

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Après des années d’hyperconsommation, de fast-fashion (désigne le renouvellement, le plus rapide possible, des collections d’articles de la mode vestimentaire. Souvent lié à des articles ayant des prix peu élevés et qui ne sont pas destinés à être conservés d’une saison à une autre par l’acheteur. Définition de e-marketing.fr), certaines marques ont décidé d’opter pour une toute autre stratégie.

Bien entendu, cette stratégie n’a pas été créée de toute pièce par ces entrepreneurs, elle répond à un réel besoin de la part de certains consommateurs. En effet, on peut ressentir, et cela de plus en plus, un ras-le-bol général concernant toute notre belle société qu’est la société de consommation, et même, d’hyperconsommation. Un peu comme si nous faisions la collection d’à peu près tout, en utilisant néanmoins toujours les mêmes choses. Livres qui s’accumulent, soins, produits de maquillage, vaisselle, chaussures… vêtements! Toujours cette désagréable sensation de n’avoir rien à se mettre, d’avoir sans cesse les mêmes vêtements, alors que pourtant, les piles s’accumulent. Des nouvelles tendances chaque saison, qui ne passeront bien entendu pas la saison … D’une part, car ces micro tendances ne sont pas faites pour durer, et d’autre part, car la qualité de ces vêtements, souvent peu chers, n’est pas non plus présente afin de les faire durer dans le temps…!

Pour répondre à cela, certaines marques ont fait le pari de la vente directe au consommateur, en ligne. Pas de boutique traditionnelle, cela réduit donc les coûts. Mais elles ne se contentent pas que de cela. Ces marques trouvent le moyen de supprimer certains intermédiaires, liés au marketing, à la publicité, à la communication par exemple, en misant sur l’essor du numérique et leur présence sur les réseaux sociaux. Ainsi, ces concepts se veulent novateurs, respectueux, et qualitatifs. Mais surtout, et dans le cas présent, ce qui est le plus important, c’est d’opter pour la transparence. Pourquoi se séparer de ces intermédiaires? Pourquoi le produit est-il moins cher qu’un produit similaire, vendu chez un concurrent? Comment expliquer qu’il soit malgré tout, autant qualitatif, si ce n’est plus?

Pour ces raisons (et pour d’autres encore!) j’ai décidé de vous présenter trois marques qui proposent des concepts similaires. Une marque mixte, une marque masculine, et bien entendu, une marque féminine! Bonne découverte.

Maison Standards

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Crédit: Maison Standards

Maison Standards, c’est l’exemple type d’une marque qui souhaite prendre le chemin inverse de l’hyperconsommation, en proposant des produit qualitatifs. Lancée par Uriel Karsenti (ancien patron du chausseur Pierre Hardy) la marque joue sur le retour à l’essentiel,  des basiques de qualité, appelés « standards » dont le design, hyper bien travaillé en amont, vous permettra de garder vos vêtements le plus longtemps possible. Cette logique est donc en marge de la grande distribution en matière textile. Ce qui différencie également Maison Standards, c’est son souhait de proposer des produits de qualité, au prix le plus juste, en jouant la transparence. En effet, tous les coûts et marges effectuées sont expliqués sur leur site internet : quand l’industrie traditionnelle de la mode propose un produit à la vente 8 fois plus cher que son coût de revient, Maison Standards effectue quant à elle, une marge de 2,5. Comment cela est-il possible? Tout simplement en supprimant les doubles marges, les intermédiaires, le budget marketing etc. La marque fonctionne beaucoup via les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter) et compte sur sa bonne image de marque afin de faire parler d’elle: pas de marketing, pas de publicité, pas d’égérie.

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Crédit: Maison Standards

La marque Maison Standards possède un showroom à Paris, qui n’est pas un magasin. Les livraisons peuvent être récupérées dans cet endroit, situé au 25, rue de Poitou, Paris 3ème (Stations Fille du Calvaire ou Saint-Sébastien-Froissard) Pour info, il est ouvert du mardi au samedi, de 12h à 19h. Vous pouvez également vous assurer de votre taille en y passant, et/ou rencontrer le fondateur de la marque! Même s’il ne s’agit pas d’une boutique à proprement parler, il est toujours agréable de pouvoir rencontrer ceux qui ont su rendre possible la création de cette marque, et mieux comprendre leur univers.

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Chemise en popeline rayée, 69€ – Crédit: Maison Standards

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Jupe denim, 45€ – Crédit: Maison Standards

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Bomber Standard, 95€ – Crédit: Maison Standards

Certaines pièces de chez Maison Standards sont unisexes (sweats, pulls, ou ce fameux bomber). Cela rejoint ma vision d’un basique, qui, lorsqu’il est de qualité, peut totalement être porté par une femme, ou par un homme.

Retrouvez mon post LinkedIn, relais de l’article du Parisien Magazine sur la marque Maison Standards.

Loom

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Crédit: Loom

« Des vêtements qui durent, et qui ne coûtent pas un bras ». Voilà comment débute la présentation de Loom sur son site internet. Exclusivement masculine, je tenais à vous présenter cette marque car elle illustre totalement le sujet évoqué ce jour. Et, comme dit précédemment, je pense vraiment que certains basiques peuvent être portés aussi bien par des femmes que par des hommes, s’ils sont bien coupés, et de bonne qualité (est-il nécessaire de rappeler le pouvoir d’une chemise blanche, dite « chemise d’homme » sur le look d’une femme?!).

La marque a travaillé et testé ses différentes matières, ses finitions, afin d’être sûre de proposer des produits de qualité, qui dureront dans le temps, car c’est aussi ça le but d’un basique, d’un indémodable, et même, d’un indispensable! D’ailleurs, c’est pour cela que Loom a choisi d’opter pour l’élégance, et non pour la tendance: pour la longévité des pièces. Investir dans un vêtement de qualité, avec pour but de le conserver et de ne pas s’en lasser la saison d’après. Les prix sont vraiment très corrects, et justifiables. Pas de marge hallucinante, pas de budget publicité, pas de personnalités faisant office d’égéries.

Par ailleurs, je vous laisse découvrir ici, l’explication plus que claire de la marque Loom, concernant la manière de procéder de la fast fashion. J’ai trouvé cela très intéressant, superbement bien expliqué, et ludique.

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Crédit: Loom

Acheter mieux pour donc acheter moins, c’est un peu l’objectif de Loom. Contrer la fast fashion, arrêter d’acheter des tonnes de vêtements, qu’on ne gardera jamais sur le long terme, tout simplement pour répondre à une tendance du moment, qui, nous le savons pertinemment, n’existera plus dans deux mois. Mais c’est également par soucis écolo que Loom s’est penché sur cette question: fast fashion est malheureusement souvent synonyme de conditions de travail parfois déplorables, de tissus traités chimiquement, et donc d’une pollution de notre chère et tendre planète. Alors voici, à son échelle, ce que Loom a voulu apporter et surtout changer, à notre mode de consommation, et au monde dans lequel on vit.

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T-shirt en coton supima, 20€ – Crédit: Loom

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Pull en laine mérinos, 80€ – Crédit: Loom

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Porte-cartes en cuir de veau, 45€ – Crédit: Loom

Je vous propose d’aller jeter un petit coup d’œil à cette marque, que je trouve très intéressante: site internet, et compte Instagram !

Sézane

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Crédit: Sézane

Enfin, la dernière marque que je souhaitais vous présenter aujourd’hui est davantage connue, et pour le coup, exclusivement féminine. Bien plus attachée aux tendances actuelles, pourquoi Sézane peut-elle alors rentrer dans la thématique abordée aujourd’hui? Tout simplement car elle a fait le choix, elle aussi, de se passer d’intermédiaires. La marque française est présente uniquement en ligne. Elle a pour obsession de proposer de superbes créations, mais toujours à un prix juste. Le fait de se passer de point de vente physique aide grandement à cela.

Imaginée par Morgane Sézalory (d’où « Sézane », car c’est en réalité la contraction de son prénom et de son nom de famille), la marque présente deux grandes collections chaque année (une en septembre, et une en mars) avec comme fil conducteur, l’envie de proposer une certaine vision d’un vestiaire idéal féminin, avec du réassort, et des collections capsules en édition limitée, tout au long de l’année.

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Crédit: Sézane

Lancé en octobre 2015, l’appartement Sézane a également beaucoup fait parler de lui. Convivial, mais surtout ultra-novateur, cet espace avait pour ambition d’être la première boutique de mode connectée de la capitale. Il est possible d’y essayer les pièces des collections éphémères comme des collections permanentes, et de les commander grâce à des ordinateurs mis à disposition, mais depuis avril 2016, il est également possible de repartir avec certains produits grâce à un service de take-away (bougies, papeterie, décoration, vaisselle ou même produits alimentaires, dénichés auprès de petits créateurs et distributeurs) mais également avec certaines pièces de maroquinerie. Sézane réussit vraiment le pari de se distinguer des autres marques de prêt-à-porter, tout en ne possédant pas de magasin physique.

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Robe Giulia, 95 euros – Crédit: Sézane

 

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Pochette Callas, 95€ – Crédit: Sézane

 

L’appartement Sézane est ouvert du mercredi au samedi, de 11h à 20h.
Adresse: 1 rue Saint Fiacre, Paris 2ème (Stations Bonne Nouvelle, Grands Boulevards ou Sentier)

(Re)découvrez la marque en consultant son site internet et ses différents réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Twitter)

D’ailleurs …

Certains spécialistes du commerce et de la mode estiment qu’avec la montée en puissance du numérique, nous allons assister de plus en plus, dans les années à venir, à ce genre de concept: une marque exclusivement présente sur internet, qui décide de se passer de certains intermédiaires (pas de boutique physique, pas de publicité, mais une forte présence sur les réseaux sociaux): du « direct to consumer », comme disent les Américains.

Et vous? Que pensez-vous de ce type de concept? Est-ce un problème pour vous d’acheter directement en ligne? 


Je vous laisse, en complément d’informations, cet article très très intéressant du monde.fr, réalisé par Julien Neuville. 

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2 Commentaire

  • Répondre
    2filles1match
    5 juin 2016 at 14 h 21 min

    *Agathe*
    Super intéressant cet article 🙂
    Beau boulot ! J’ai adoré !

    • Répondre
      Caroline
      13 juin 2016 at 15 h 13 min

      Merci beaucoup Agathe ! 🙂

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