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Tout plaquer et partir vivre à Bali

couple a bali dans les rizieres

Si j’avais lu ce titre il y a quelques années « Tout plaquer et partir vivre à Bali », j’aurais probablement ri ou alors pensé très fort « ils sont fous ces gens qui plaquent tout pour aller vivre à l’autre bout du monde ! ». Eh bien « ces gens », aujourd’hui, c’est moi, Laura (32 ans), mon chéri (31 ans) et notre fils Gabriel (2 ans). Une petite famille de chatons qui coulait des jours heureux en France jusqu’à l’arrivée d’un certain virus qui remit tout en question…

J’avais TOUT pour être heureuse

Vous connaissez cette routine ? Pas vraiment celle qui fait peur, mais plutôt celle qui rassure. Le confort de rentrer chez soi après une bonne journée de boulot, répéter les mêmes gestes jusqu’à ce que le petit soit couché pour enfin se lover dans son canapé. Je l’aimais bien cette vie-là.

J’avais vraiment tout pour être heureuse, à commencer par mon job. Attachée de presse mode depuis 8 ans, ça faisait rêver sur le papier, et en vrai aussi, pour un tout premier travail. De chouettes missions créatives et relationnelles comme à Paris, mais avec les commodités de la province, un véritable luxe dans le métier. En parallèle, je développais mon compte Instagram autour de la mode et des bons plans de la région. Je n’avais pas le temps de m’ennuyer ! Et enfin, les derniers ingrédients pour une recette (presque) parfaite : un chéri marrant, un p’tit bonhomme adorable, des collègues et des amis en or et fraîchement propriétaires d’un appartement situé en ville à deux pas de la crèche. Qui dit mieux ? Et pourtant…

vivre a bali en famille

J’ai tout quitté par amour… mais pas que…

J’ai rencontré mon chéri en 2016. Une année qui marqua notre plus beau voyage ensemble : l’île de Bali, en Indonésie. Son cousin vivait sur place, ce qui a grandement facilité notre organisation : une adresse précise dès notre arrivée, de précieux conseils pour planifier notre road trip de 3 semaines (location de scooter, cartes SIM indonésiennes), les activités à faire et les choses à visiter en priorité… Bref, des vacances aux petits oignons.

Les années passent, les voyages continuent. Nous retournons à Bali une seconde fois tous les deux puis mon chéri y retourne une troisième fois avec un ami. Et à chacun de ses retours, le même refrain, émerveillé : « Tu ne voudrais pas poser 3 mois de vacances ou alors juste un congé sans solde pour retourner à Bali ? ».

Mais pourquoi tout quitter et partir vivre à Bali quand on a tout ce dont on a toujours rêvé ? Je ne voulais pas, je n’étais pas prête, j’avais peur et encore PLUS avec Gabriel, né en 2019. Cette « routine rassurante » pour moi étant devenue lassante pour lui. Il avait des envies d’ailleurs et moi j’étais bien ici. Mon congé parental se terminant le 3 mars 2020, je me languissais de réemprunter la route du travail, le chemin de ma liberté et de mon épanouissement personnel. Mais deux semaines plus tard, la sentence est irrévocable : tout le monde est renvoyé à la maison pour cause de Covid-19. La suite, tout le monde la connait : confinement, télétravail, re-confinement, re-télétravail. Une éternelle boucle sans fin où je commence à me perdre, à m’ennuyer et à tout remettre en question.

Et si mon chéri avait raison ? Si finalement, notre place était ailleurs ? Si nous avions juste besoin d’un break dans nos vies, une coupure de 3-6 ou même 12 mois ? « Je te promets que si ça ne va pas, même au bout d’un mois, on rentrera ! » me rassure-t-il. Et après cette phrase, tout est allé très vite… En décembre 2020, nos deux ruptures conventionnelles sont acceptées par nos employeurs avec chacun sa date de départ en poche. Nous vendons notre appartement en mars 2021, stockons nos cartons chez les uns et chez les autres et allons vivre dans notre famille jusqu’à la date du grand départ : le 19 avril. Filou, notre chat, emménage dans sa nouvelle maison avec jardin chez ma maman. L’estomac noué, le cœur serré et 3 grosses valises plus tard, nous prenions notre envol pour partir vivre à Bali…

ptit cul sous les tropiques

Partir vivre à Bali, c’est le paradis … mais quel est mon but ? 

Après les 4 nuits et 5 jours de quarantaine obligatoire à Jakarta, nous voilà enfin à Bali. La famille nous accueille à l’aéroport, « notre » maison est prête, quasiment meublée. Les premières semaines défilent, je fête mes 32 ans avec de nouveaux visages et de nouveaux décors. Il fait chaud, il fait beau, c’est le paradis. Je prends du temps pour moi, je me remets au sport, je passe du temps avec ma petite famille et pourtant, une voix résonne en moi : « quel est ton but ? ». Je n’en ai pas. Et je commence peu à peu à tourner en rond.

Les 40 heures par semaine au bureau sont bien loin derrière moi et même si je ne regrette pas de tout avoir quitté, je m’ennuie parfois, je cogite un peu, je me sens triste, je compte les jours… Qui ne rêverait pas d’être à ma place ? Un SMS de crise à mes nouvelles copines expat’ et nous voilà réunies quelques minutes plus tard autour d’une noix de coco pour refaire le monde. De toute évidence, la vie d’expatriés n’est pas toujours évidenteIl y a des hauts et des bas pour tout le monde, qu’on se la coule douce au soleil ou que l’on trime au bureau.

De la France à Bali, le choc culturel est immense, le soleil se lève et se couche tôt, le climat est radicalement opposé, le décalage horaire est de 7h en hiver, les émotions sont décuplées et la distance avec ses proches n’est pas toujours simple à gérer…

couple a bali dans les rizieres

Une nouvelle routine tu te créeras… 

Et si ce n’était pas ça LA solution ? Un précieux conseil donné par mon amie qui n’est clairement pas rentré dans l’oreille d’une sourde. Pour aller bien et profiter pleinement de mes journées au paradis, je devais recréer ce qui me rassurait tant dans ma vie d’avant : une nouvelle routine, mais ici, à Bali.

J’ai listé ce qui me procurait du bien-être, ce que je n’avais pas le temps de faire lorsque j’étais avec Gabriel et ce qui me rendait souvent désagréable. Puis j’ai booké à l’avance des séances de yoga dans une salle de sport deux fois par semaine, planifié un café/un déjeuner par semaine avec des copines, en solo ou alors tous ensemble. J’ai repris en main mon compte Instagram en créant du contenu un peu plus voyage et lifestyle, ce qui m’a d’ailleurs permis de faire de nouvelles rencontres (dont Nadiejda, des exploratrices 😉).

En bref, je me suis fixée des objectifs précis, stimulants et épanouissants. J’ai même commencé à créer du contenu pour un salon de coiffure à Bali qui appréciait ce que je faisais sur mon propre profil. En m’ouvrant à moi-même et en arrêtant de compter les jours, je me suis totalement libérée, révélée…

enfant a bali

La vie à Bali : 1 an après, le bilan 

Nous nous étions donnés 1 an. Et nous y voilà !

Vous dire que j’ai envie de rentrer tout de suite ? Plus vraiment. J’ai l’impression que nous n’avons pas encore fait le tour de la question. Bali nous a définitivement donné la soif du voyage et de l’aventure. Alors peut-être qu’après des vacances au Vietnam, nous coulerons des jours heureux en Italie, l’avenir nous le dira.

Aujourd’hui, je n’ai plus peur de tout quitter, de voyager avec un enfant. Je me suis laissée porter par ma moitié, j’ai affronté mes peurs, je me suis totalement détachée de l’aspect matériel que j’accordais aux choses (ou plutôt aux vêtements lol).

Même si cela n’a pas toujours été facile, pour moi, pour mon couple, je suis tellement fière de nous. De notre parcours. De notre fils Gabriel qui commence à parler indonésien avec sa nanny, anglais à la crèche et fran-glai-nisien avec nous 😉 ! Quelle merveilleuse expérience pour lui que de s’ouvrir au monde de cette façon. Je ne sais pas s’il se souviendra de ses 2 ans à Ubud, au cœur de la jungle et des animaux. Je ne sais pas s’il se souviendra qu’il courait derrière des vaches sur une plage à Lombok. Je ne sais pas non plus s’il se souviendra qu’il prenait le scooter entre papa et maman (alors que j’avais dit NON)… Mais j’espère simplement que tout cela lui apportera une plus grande ouverture d’esprit, lui donnera soif d’aventures et de curiosité… et qu’il sera meilleur que ses parents en anglais 😉.


Laura (@laura_ppln sur Insta) est une des ces rencontres chouettes que la vie met sur notre route. J’ai (Nadiejda) rencontré Laura via Instagram (mais qui était cette française qui tagguait l’école de mon fils ?). De fil en aiguille, les liens se sont tissés et nous nous sommes rencontrées. C’est toujours un plaisir de voir Laura : blagounette, sourire, franchise et bonne humeur sont toujours au rendez-vous ! Et ça, c’est un vrai cadeau !


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