Entreprendre au féminin Mode-Beauté

Les créatrices françaises en Asie : Valérie Cordier

Bien dans ses baskets, réaliste et passionnée, Valérie Cordier nous raconte son parcours de créatrice française basée au Vietnam. Elle nous parle de la création de son entreprise de sacs à main pour voyageuses. Découvrez ici son site Internet !

Voici une petite vidéo qu’elle a réalisée qui explique si bien le processus de création et de fabrication : c’est passionnant!

« J’ai testé pour ma part le sac « Luis » : un vrai coup de cœur ! La taille est parfaite, surtout lorsque l’on doit y glisser quelques affaires de bébé. Sans parler du fait qu’il est pratique, carrément canon, solide et qu’il me permet de recevoir des tas de compliments ! Je ne peux que recommander les sacs de Valérie Cordier ! »

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Valerie Cordier, 40 ans, née en France mais issue d’une famille multiculturelle et voyageuse. Après 14 ans au Vietnam, j’ai suivi mon mari à Tokyo en 2016. J’aime la couleur, la joie et la bonne humeur.

Quelle est l’histoire derrière ton entreprise ?

En 2002, j’ai saisi l’opportunité d’une expérience professionnelle au Vietnam pour découvrir l’Asie. Pendant 8 ans, je travaille successivement pour 2 marques d’accessoires féminins, à Hanoi et Ho Chi Minh Ville. En 2010, je sens que j’ai acquis assez de connaissances (et de courage) pour me lancer ! Je réunis mes 2 passions, la mode et le voyage, et crée ma propre marque de sacs à main : Valérie Cordier Paris=>Hanoi.

Peux-tu nous en dire plus sur la dimension sociale de ton entreprise ?

Il y a plusieurs choses que j’essaie de faire dans mon travail :

  • Au niveau purement humain :

J’essaie de faire en sorte que mes collègues et mes producteurs soient heureux de travailler avec moi et que tout le monde y gagne ! On communique beaucoup, je leur fais confiance. Quand un produit va sortir en boutique à un prix de vente trop élevé, au lieu de négocier des prix de production plus bas, on voit ensemble comment rendre le sac plus abordable. Parfois on laisse tomber, mais souvent on trouve une solution ! Et même chose au bureau, j’essaie d’être flexible et à l’écoute, mais ce n’est pas toujours facile.

  • Au niveau du matériel que j’utilise :

Il y a toutes les matières ethniques produites par des minorités du Vietnam. Là encore, on travaille ensemble. J’essaie d’être flexible sur les délais de livraison et le contrôle qualité (tout est tissé à la main, donc il peut y avoir quelques détails différents d’un sac à l’autre). Je pars du principe qu’il y a assez de matières disponibles pour ne pas en créer d’autres : j’essaie d’utiliser au maximum des matériaux existants. Mes cuirs, tissus ethniques et sacs alimentaires, sont tous issus de la récupération ou de la production artisanale.

Qu’est ce qui t’a touchée dans ton pays d’adoption ? Qu’est ce qui a stimulé ta créativité ?

Il y a une chose formidable au Vietnam, c’est que tout est possible ! Pas forcément dans la minute, mais à force de travail, de confiance et d’échanges on arrive à tout ! J’ai la chance de travailler avec des gens passionnés et curieux et c’est tellement important ! Ce qui m’a clairement inspirée au Vietnam dès le départ, et encore aujourd’hui, ce sont tous les tissus ethniques que l’on y trouve. Après 15 ans, je fais encore des découvertes et mes virées sourcing dans les montagnes m’inspirent toujours autant.

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées lors de la création de ton entreprise ? As-tu des conseils à donner aux femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

A celles qui veulent se lancer dans entrepreneuriat, je dirais, à moins d’être un requin du business (et encore), n’y allez pas seule ! Ou au moins sachez vous entourer des bonnes personnes, qui vous sont complémentaires.

La plus grande difficulté pour moi après presque 7 ans est de travailler seule. Évidemment j’ai une super équipe, mais la locomotive c’est moi ! Si je suis un peu ‘down’, j’entraine tout le monde ! Si je ne travaille pas bien, c’est la même chose ! De plus, je suis une  bonne créatrice, mais on ne peut pas être bon partout et quand on est entrepreneur, on doit faire des comptes, de la vente, du marketing, prendre des décisions… Bref ce n’est pas toujours facile, mais ça en vaut tellement la peine!

CONCOURS

Rendez-vous sur notre page Facebook pour tenter de gagner le sac Luis, celui que j’ai eu la chance de tester pour vous !


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