Thaïlande

Découverte de la Thaïlande du nord hors des sentiers battus

découvrez la Thaïlande du nord hors des sentiers battus

Vous en avez marre du circuit classique en Thaïlande « Bangkok / Chiang Mai / Phuket » et avez envie de découvrir des pépites « naturelles » ? Je vous fais part de mes récentes découvertes grâce à l’office de tourisme de Thaïlande en vous partageant mon itinéraire pour visiter la Thaïlande du nord hors des sentiers battus. Cet article fait écho à mon premier sur la Thaïlande du sud. Il s’agit de mon 4ème voyage dans ce pays. Nous allons parler des choses à faire et voir autour de Chiang Mai, une fois que vous aurez fait les incontournables de ces deux villes. 

Pourquoi ce circuit en Thaïlande du nord hors des sentiers battus vaut la peine d’être considéré ?

Le tourisme représente près de 20% du PIB national en Thaïlande, soit 35 millions de touristes par an. C’est plus de 700.000 Français chaque année, ce qui fait de la Thaïlande la 1ère destination touristique en Asie pour la France.

Mais la Thaïlande est victime de son propre succès. Les itinéraires classiques ont surpeuplé, dénaturé voire pollué des coins qui étaient paradisiaques il y a 5-6 ans (un exemple flagrant : Koh Phi Phi et les îles autour type Maya Bay). 

L’objectif de mon voyage était de montrer d’autres attractions en Thaïlande du nord hors des sentiers battus, avec un axe sur l’écotourisme… même si la Thaïlande n’est pas un modèle en la matière. Cet article sera axé sur les attractions naturelles de la Thaïlande : les parcs nationaux (2 parcs nationaux sont d’ailleurs classés au patrimoine de l’UNESCO), les forêts (30% de la superficie de la Thaïlande mais 64% de la Thaïlande du nord est recouverte de forêts), les montagnes (le sommet le plus haut de Thaïlande est Doi Inthanom – 2.565 m d’altitude) les activités en extérieur, la visite de petites villes et villages et les hôtels où loger pour réaliser ce périple.

Ces visites ont été faites en minivan, avec un guide francophone et vous passerez à côté de plein de choses si vous ne louez pas les services de l’un d’entre eux (ou ne demandez pas à votre agence de voyage d’intégrer ces sites). Le plus simple reste de solliciter les services des hôtels ou guesthouses dans lesquels vous séjournez pour vous aider à vous organiser sur place.

Pour rejoindre Chiang Mai, je vous conseille de prendre la compagnie Thai Airways : les horaires sont très bons et vous permettent de faire un Paris-Chiang Mai via Bangkok en enregistrant vos bagages de bout en bout. Au retour, le vol de nuit Bangkok-Paris est pratique pour dormir ! A noter également : Thai Airways assure un vol quotidien entre Paris et Bangkok dans un Airbus 380 ; la compagnie a remporté le prix du meilleur service en classe économique du Skytrax en 2018 (consultez le ranking ici).

J’espère sincèrement que mon récit vous sera utile à intégrer de nouvelles visites aux circuits plus traditionnels que l’on peut trouver dans les guides de voyage.

Quand partir en Thaïlande du nord ?

La meilleure saison pour visiter la Thaïlande, indépendamment des considérations géographiques du pays, est de novembre à février, qui correspond à la saison sèche. Néanmoins, partir en avril-mai ou fin septembre-octobre, peut vous permettre d’obtenir de meilleurs deals.

J’ai réalisé ce voyage en Thaïlande du nord fin septembre 2018. Le climat était chaud et humide car nous sommes partis à la fin de la saison des moussons (et d’ailleurs, avons échappé de peu au typhon Mangkhut qui est passé sur l’Asie du Sud-Est faisant une soixantaine de morts, notamment aux Philippines). C’était même, finalement, une période plutôt sympa pour voir la nature (et, contrairement aux idées reçues, il ne pleut pas tout le temps !). Le temps change si vite. Si le matin le ciel peut être un peu bouché, dans l’heure qui suit il se dégage, pour se recouvrir dans l’après-midi. Il ne reste pas figé dans un état mais évolue au fil de la journée, découvrant des paysages de rizières, forêts de tek, champs de maïs et petits villages, que nous redécouvrons avec joie.

J’étais inquiète de partir en Thaïlande à la fin de la saison des moussons, pas spécialement recommandée, mais je dois dire que j’ai été agréablement surprise ! Le fait de partir à cette période rend la destination beaucoup moins touristique, et pourtant pas moins agréable. Les rizières sont vertes (le riz étant planté pendant l’été et récolté en novembre car une seule moisson a lieu dans le nord de la Thaïlande). Les hôtels et restaurants sont moins pleins et on peut bénéficier de prix « low season », non négligeables. Les cascades sont bien remplies mais les courants d’eau sont souvent boueux par rapport à la saison sèche. 

Niveau moustiques : nous étions à la fin de la saison des pluies et pourtant nous n’avons pas souffert des moustiques (sauf lors d’un trek en forêt). A noter : le soleil se lève vers 6h15 et se couche vers 18h30.

explorer la thailande du nord hors des sentiers battus

Mon circuit Thaïlande du nord hors des sentiers battus : Chiang Mai – Doi Inthanon – Lampang – Phrae – Nan 

1/ Chiang Mai, une fenêtre sur la Thaïlande du nord

Chiang Mai, « petite » ville de 3 millions d’habitants, est l’ancienne capitale du royaume de Lanna, fondé au 13ème siècle et annexé au royaume de Siam au 19ème siècle pour devenir la Thaïlande. « Lanna » veut dire « millions de rizières ». L’alphabet dans cette partie nord de la Thaïlande est différent, inspiré du Myanmar (ex-Birmanie). Les gens du nord de la Thaïlande parlent plus doucement et sont perçus comme « romantiques » par ceux de Bangkok, qui sont de plus en plus nombreux à vouloir s’y installer.

Il y a de plus en plus d’artistes, connus notamment pour la sculpture sur bois de tek, et de galeries d’art à Chiang Mai. Vous pourrez également visiter le Musée d’art contemporain de la ville.

Pour vous déplacer facilement dans la ville : les véhicules rouges sont des taxis collectifs. Vous pouvez aussi prendre des tuktuk (le prix commence à 30 bahts par personne) ou des taxis.

Visiter des temples hors des sentiers battus à Chiang Mai

La ville de Chiang Mai dénombre plus de 300 temples ; c’est le Ayutthaya du Nord 🙂 En Thaïlande, on en compte environ 33.000 ! La visite de temples sera donc au programme de votre découverte ! A savoir : la cérémonie de prière des moines bouddhistes a lieu 2 fois par jour, à 8h et 17h. Cela rajoute quelque chose de très spirituel à vos visites et je vous conseille d’essayer de vous caler sur leurs horaires de prières. Voici les 4 temples que nous avons visités sur une demi-journée.

  • 1er temple : Wat Suan Dok

Ce temple a une architecture de style Sri Lankais (avec des stupas) et il est situé sur un « campus » de la faculté de bouddhisme philosophique de Chiang Mai, uniquement accessibles aux moines et aux novices. Chaque niveau de la pagode représente un niveau de paradis. Derrière le grand bâtiment avec des ornements en bois doré se trouve une statue de Bouddha.

  • 2ème temple : Wat Chedi Ched Yod

Le nom de ce temple veut dire « 7 sommets pointus ». Son architecture est originaire d’Inde du sud, avec une spécialité de bas-reliefs. Il date du 15ème siècle. Un grand arbre sacré sied en son sein : c’est un bodhi tree (figuier), qui symbolise l’éveil de Bouddha : il était assis dans l’ombre d’un de ces arbres et a atteint le nirvana. Ce temple est dédié aux gens nés sous le signe du serpent dans l’astrologie chinoise. 

  • 3ème temple : Pan Tao

Son architecture est typique de Chiang Mai, en tek doré (de couleur marron foncé).

  • 4ème temple : Wat Chedi Luang Worawihan

C’est le temple royal et mon préféré. La partie derrière le 1er temple date du 14ème siècle. Nous avons pénétré dans l’enceinte un peu avant 17h, donc au moment de la prière des moines. L’énergie qui se dégageait et l’atmosphère était bienveillante et rassurante. C’est le seul des 4 temples à être payant. L’entrée coûte 40 bahts.

Bonnes adresses à Chiang Mai

  • Où se faire masser ?

Sans hésiter à l’Oasis Spa, le meilleur salon de massages premium, un havre de paix au cœur de la ville (5 adresses, toutes différentes). Décoration travaillée, bois, ruisseau, végétation, odeurs, accueil… rien n’est laissé au hasard. Oasis Spa est une vraie référence dans le pays avec une présence à Chiang Mai, Bangkok, Pattaya et Phuket. Je vous recommande de vous faire masser lors de votre premier jour, ce qui aide à se remettre de la fatigue, du décalage horaire et des jambes lourdes. Le massage ayurvédique d’1h coûte 2300 bahts (60 €). Site Internet

Oasis spa à chiang mai

  • Où loger à Chiang Mai ?

Nous avons passé une nuit à l’Hôtel RatiLanna, classé 5 étoiles. Un havre de paix, loin du tumulte de la ville. J’y serais bien restée plus longtemps 🙂 Il a ouvert en 2005 et a été rénové récemment. Il a reçu le prix « Asian Green Awards » en 2018. Cet hôtel de 75 chambres dispose d’une piscine donnant sur la rivière Ping (l’une des 4 rivières principales du nord de la Thaïlande). Ces 4 rivières se rejoignent à Bangkok pour former Tao Phraya, d’un restaurant au bord de la rivière (dont je vous recommande le menu du midi qui est excellent et très complet), d’un spa. Le petit déjeuner, sous forme de buffet occidental et asiatique, est très copieux. Je déplore juste l’absence de jus de fruits frais, dommage dans un pays qui les fait pousser à proximité ! Coût en basse saison : 160 € la nuit. Site Internet

2/ Faire un trek dans le parc national Doi Inthanon

Doi veut dire « montagne » en thaïlandais. Pour se rendre dans ce parc depuis Chiang Mai, il nous aura fallu faire un peu moins de 2h de route. Les routes sont très bonnes, à part les 10 derniers kilomètres qui sont un peu plus sinueux. Pour pénétrer dans le parc national Doi Inthanon, il faut passer un check-point. L’entrée coûte 300 bahts (50 bahts pour les Thaïlandais). Fondé en 1972, ce parc a une superficie de 480 km² et est constitué de hautes montagnes, dont le plus haut sommet du pays, qui culmine à 2.565 m d’altitude. Prenez une petite veste car le climat est beaucoup plus tempéré dans les montagnes (15-20 degrés le matin, ça peut surprendre !). Ce parc permet de découvrir une Thaïlande du nord hors des sentiers battus, entre montagne, jungle et cascades ! Nous avons fait deux courts arrêts pour voir des cascadesMae Ya waterfall (après une petite marche d’une dizaine de minutes sur un sentier facile d’accès et bien balisé, nous arrivons à la cascade très fournie en cette fin de saison des pluies) et Mae Klang waterfall (moins impressionnante que la première à mon avis), et avons terminé par une mini-rando en pleine forêt, avec un guide de la tribu Karen, menant à une cascade à 9 étages. Nous ne sommes pas descendus tout en bas mais avons coupé pour rejoindre des rizières et faire une pause café au Giant Bamboo Hut, un endroit absolument magique où vous pouvez dormir !

Au sein de Doi Inthanon, un centre d’étude sur le développement agricole a été créé par le roi Rama 9 : le « Royal Project » (il en existe 4.000 dans toute la Thaïlande). L’objectif est que les agriculteurs travaillent dans de meilleures conditions : une rémunération correcte, la production locale de fruits, légumes et fleurs importés autrefois et qui génère beaucoup de revenus pour les agriculteurs (ils se rabattaient à l’époque sur l’opium), l’éradication de la culture d’opium, la culture hydroponique de salade… 700 agriculteurs travaillent pour ce projet, dont 143 font du bio. Un restaurant se trouve au sein du Royal Project et est très prisé des touristes thaïlandais.

A noter : si on veut faire des randonnées dans le parc, il faut un guide du parc (un ranger). Il est alors possible de dormir en tente ou en lodge, mais c’est interdit d’être tout seul.

Où dormir à proximité du parc national Doi Inthanon ?

  • Dans un guesthouse en bambou

Le Giant Bamboo Hut est une énorme cabane en bambou (construite à 98% en bambou), ouvert début 2017 par un jeune couple de Thaïlandais : Kraisonrn et Jirawan. Kraisonrn n’a pas fait d’études mais travaille dans le bâtiment. Ça lui a pris un an et demi pour imaginer et construire son guesthouse. Il y a 2 chambres de 5 lits maximum chacune (prix dégressif si on est 5 pour une chambre : 1200 bahts pp, sinon 1500 bahts par nuit avec 2 repas (soir et matin)), de l’eau chaude pour la couche, l’électricité la nuit uniquement, il n’y a pas de frigo. Le numéro communiqué sur la Page Facebook est celui d’un guide francophone et anglophone, « Nounou », qui fait le relais et propose des treks comme celui que nous avons fait.

Je vous conseille également de vous renseigner sur la Bamboo Pink Houseun guesthouse éco-responsable à Baan Pha Mon qui appartient à une coopérative. Page Facebook

  • Doi in view

L’hôtel Doi in view est un ensemble de petits cabanons de bois avec salle de bain extérieure et terrasse privative. Il est bien situé et vous conviendra parfaitement pour un séjour dans la région. Site Internet

3/ Lampang, une belle représentation de l’ancien royaume de Lanna

Avant d’arriver à Lampang (compter 2h de route depuis Doi Inthanon, 1h30 depuis Chiang Mai), nous avons fait un arrêt dans un village montagnard de la tribu Karen Blanc : Baan Sobhad. L’adjectif blanc veut dire que le Chaman du village et la jeune femme qui est à marier sont habillés en blanc ; cela n’a pas de rapport avec la couleur de peau. Nous avons pu rencontrer une femme qui tissait du coton (produit en Thaïlande) avec un métier à tisser. Cela m’a rappelé mes rencontres fortuites au Togo ou en Indonésie ! Vous pouvez acheter un plaid (2.500 bahts), un foulard (500), un sac (350)… Il y a de jolies rizières adjacentes pour un décor nature !

Les routes étaient belles et les paysages, une succession de forêts, arbres fleuris, villages, collines, bananiers… C’était verdoyant et vraiment magnifique. Les teks bordent l’autoroute qui rejoint Chiang Mai à Lampang en 1h30. Il est également possible d’y aller en train local (compter environ 2h). Nous avons même vu des panneaux « attention éléphants » sur l’autoroute !

Lampang, dont le symbole est le coq, ressemble à Chiang Mai d’il y a 20-30 ans. Il y a moins de visiteurs. C’est la seule ville en Thaïlande où la calèche tirée par des chevaux est autorisée.

Que faire à Lampang ?

  • Visiter des temples birmans

Il y a une trentaine de temples birmans (bouddhistes) en Thaïlande. Dans la province de Lampang on y trouve les plus beaux. Je vous en conseille deux : le Wat Si Rong Muang (construit en 1915 en bois de tek par les militaires venus de Birmanie. Son toit compte 7 étages, symbole du nirvana. Ses particularités : les antennes, ses sculptures sur bois et ses toits en cascade) et le Wat Si Chung (temple birman, plus grand, pas encore restauré).

  • Visiter le village Baan Samkha

Il y a 10 ans, ce village a remporté le prix « Green globe award » décerné par Green globe institute, une ONG universitaire qui oeuvre pour la meilleure conservation de la nature. Ce village a su protéger sa forêt communale, qui mourait ! Les villageois ont ainsi appris à construire des digues pour guider et ralentir l’écoulement des eaux de pluie, apaiser la force des eaux, améliorer le système d’irrigation. Ceci a donné de meilleures récoltes, donc plus d’humidité dans les montagnes ce qui a permis une rapide reforestation. Aujourd’hui la forêt est très protégée et rien n’a le droit d’en sortir. 80% des 700 habitants du village travaillent dans les champs (riz en saison humide et ail et échalote le reste du temps). Nous avons déjeuné avec Mme Nok et sa tante, qui est à l’initiative de ce projet Baan Samkha Homestay. Après une vie stressante à Bangkok, elle a décidé de revenir dans son village d’origine et de booster les initiatives positives et de slow travel. C’est elle qui choisit les maisons partenaires (souvent ce sont des gens qui ont une chambre libre car les enfants étudient ou vivent à Bangkok), avec des critères assez stricts. Chaque weekend elle reçoit des groupes d’étrangers qui viennent via un réceptif avec un guide pour traduire et ils font des activités comme de la danse, de la cuisine, des marches dans les rizières ou la forêt. Les aliments cuisinés viennent du village. Les poules pondent les œufs nécessaires et un green market ambulant passe matin et soir. Page Facebook

  • Le Thai elephant conservation center

Ce centre, situé dans la province de Lampang, à 30 km de la ville, est un hôpital pour tous les éléphants blessés du pays qui sont envoyés là. Ils sont ensuite renvoyés chez eux quand ils sont guéris. Les touristes peuvent venir voir mais c’est tout : ils n’ont pas le droit de les toucher, les monter ou autre. Ce sont des vétérinaires qui leurs prodiguent les soins adaptés. Je pensais utile d’en parler et de le préciser car, même si nous ne l’avons pas visité, nous avons posé les questions « qui fâchent » afin d’obtenir des réponses claires et des suggestions à vous transmettre.

4/ Phrae, un petit air colonial

Phrae se situe à 1h30 de route de Lampang. C’est une petite province de 450.000 habitants environ, connue pour sa production de tek. Nous nous sommes arrêtés dans le cadre de notre trajet Lampang-Nan afin de visiter notamment la Vongburi museum house. Il s’agit d’une maison de style néocolonial construite en 1897 (époque victorienne, architecture « gingerbread », j’ai trouvé ça trop mignon comme nom !) et placée au patrimoine national. Elle est faite en tek doré et est peinte en rose et blanc. L’entrée coûte 30 bahts. C’est aussi un espace événementiel et culturel. Si vous voulez sourire, passez voir à côté le Wat Luang, que j’ai surnommé « le temple du kitsch » (Bouddha couché, sorte du Duomo, énorme tortue dorée…)…

5/ Nan, la slow life à l’est du nord de la Thaïlande 

110 km et 2h de route plus tard, nous voici à Nan. Gros coup de cœur ! D’ailleurs, Nan a remporté le prix de la ville la plus propre de l’ASEAN en 2018, pas étonnant qu’elle soit au programme de notre voyage en Thaïlande du Nord hors des sentiers battus. La province éponyme dénombre 465.000 habitants. 80% des touristes de cette province sont Thaïlandais. On est vraiment très à l’est du nord de la Thaïlande, à 200 km de la frontière du Laos. Ici, il n’y a plus trop d’influence birmane, mais plutôt laotienne. Depuis Bangkok, vous pouvez prendre un vol direct avec Air Asia.

Que faire à Nan ?

Nan regorge de balades, activités et découvertes en pleine nature ! C’est un choix idéal pour être immergé dans un mode de vie local et « slow life ».

  • Faire du rafting sur la rivière Wa 

Nous avons fait 1h de route pour rejoindre le village de Ban Nam Pu et rencontrer Lak, notre ranger et moniteur de rafting au sein du parc national Mae Charim. A cette période de l’année, il n’y a pas de touristes car c’est la saison des moussons. Nous avons fait du rafting niveau 1 sur 5, avec quelques courants plus rapides que d’autres, mais vraiment adapté à notre niveau de débutants. Le rafting est possible entre juillet et décembre.

thailande du nord hors des sentiers battus c'est l'occasion de faire du rafting

  • Faire un trek dans le parc national Mae Charim

Toujours avec notre ranger, nous avons fait un trek sur le « chabapha nature trail ». On doit être accompagné d’un ranger en saison humide (pas besoin en saison sèche). J’ai adoré cette randonnée, en pleine nature. Ne faites pas comme moi, prévoyez de bonnes chaussures (j’étais en tongs, j’ai honte !). 

  • Visiter le temple Wat Phu Min

Le Wat Phu Min est le temple le plus symbolique de Nan. Construit en croix, avec 4 entrées, de style Lanna, en 1597, il est connu pour ses peintures intérieures (qui sont plus récentes que le 16ème siècle). Elles représentent des scènes dans la vie d’un homme (prince) qui allait devenir Bouddha (courage, générosité, détermination, etc.). La peinture la plus connue est « le murmure ». C’est la plus belle scène d’amour de la province, alors que d’habitude les hommes et les femmes ne se touchent pas et l’emblème de la ville de Nan. À l’extérieur du temple, on retrouve le Singha (lion mythique qui protège l’entrée du temple) et le Naga (grand serpent mythique qui contrôle les puits et les eaux et vit dans le Mékong). L’entrée principale du temple se fait par la tête du Naga. 

  • Voir des frangipaniers

Bien qu’on en trouve un peu partout, si vous voulez voir une superbe haie de frangipaniers, c’est au Musée national de Nan qu’il faut vous rendre (ils n’étaient pas en fleurs au moment de notre visite).

  • Visiter le local market de Nan

Le marché local de Nan est principalement alimentaire. Vous en prendrez plein les yeux (et le nez !), comme dans tous les marchés de rue en Thaïlande : fruits, légumes, viande, poisson, plats déjà préparés à consommer immédiatement, fleurs, un peu de textile. Il y avait 90% de femmes (vendeuses et clientes) et ce qui m’a le plus plu c’est le fait qu’elles n’aient pas l’habitude de voir des touristes occidentaux. J’ai donc pu accumuler de nombreux sourires et discussions (sans se comprendre, lol) avec ces femmes. Le soir nous sommes allés au night market et là j’ai trouvé une super boutique qui vendait des collections modernes en coton et indigo : magnifique ! Il s’agit de Khram.

  • Monter au temple Wat Pra That Khao Noi

La surprise de la journée : finir par une visite d’un temple situé en haut d’une colline pour voir un début de sunset sur un Bouddha debout qui fait face à la ville de Nan : Wat Pra That Khao NoiImaginez, vous montez vers 17h15, le soleil commence à décliner. On entre dans la golden hour, qui nous conduira à un coucher de soleil orangé. Vous pouvez monter à pied par une série de marches où vous y rendre en voiture ou en deux roues. Le vent dans les branches fait voltiger les lampions en tissu de différentes couleurs et les carillons font une jolie musique, autour du chedi, qui abrite un cheveu de bouddha selon les locaux. Je me suis sentie extrêmement calme et apaisée en ce lieu et ce sentiment semblait collectif. 

Voici quelques autres recommandations de visites dans la région : Than Sawan waterfall, Saodin Na Noi, Wang Silaleng (à visiter durant la saison sèche).

Où se restaurer à Nan ?

Nous avons dîné dans un restaurant recommandé par le propriétaire du Nan Seaons resort boutique, au bord de la rivière Nan : Suan Sanian. De longues tables et chaises en plastique, un éclairage faiblard, mais vous en aurez pour votre argent ! Ne loupez pas la salade de fleurs de bananier si vous aimez la nourriture piquante.

Si le temps est dégagé, passez au coffee shop The view Gyu Muang.

Pour un déjeuner dont vous vous souviendrez longtemps, prenez un repas à Huean Hom (Huean veut dire maison), situé à côté du Wat Phu Min. Nous avons pris, comme d’habitude, plein de plats à partager dont Khao soi, un plat typique du nord de la Thaïlande, composé de nouilles de blé aux œufs (si le chef est un puriste, le plat sera composé de  2 nouilles différentes : frites au-dessus et bouillies en-dessous), bouillon au lait de coco, épices, porc ou bœuf. Mais tout était excellent ! Allez-y les yeux fermés.

Crédit photo : Aurélie Michel

Où loger à Nan ?

  • Nan Seasons Boutique Resort

Nous avons séjourné deux nuits au Nan Seasons boutique resort et je ne peux que vous le conseiller ! Ouvert en 2014, il comprend 9 chambres au total, qui se trouvent dans des bungalows en bois indépendants et une villa. Nous avons partagé la villa de deux chambres avec Aurélie. Les propriétaires sont Néerlandais (Roger) et Thaïlandais. Vous pouvez dîner à l’hôtel (16 couverts environ ; plat entre 150 et 300 bahts). Parmi les peites attentions sympathiques : une machine Nespresso dans les chambres, une déco très arty à tomber, des produits bio dans la salle de bain… N’hésitez pas à solliciter les propriétaires pour organiser des visites dans les environs. Coût : autour de 3.000 bahts par nuit pour 1 personne. Site Internet

  • Une alternative

Autre suggestion d’hôtel à Nan : Pukha Nanfa hotel, moins cher autour de 50 € la nuit. Site Internet

Terminer son séjour par la découverte d’un coin de paradis au sud de Bangkok : Kuiburi, Pranburi et Hua Hin

1/ Kuiburi, pour observer des éléphants sauvages dans leur milieu naturel 

Un très beau safari, qui respecte les éléphants et permet uniquement leur observation, de loin. Comptez 4 heures de route depuis Bangkok, en direction du sud (un conseil : arrêtez-vous à mi-chemin sur la route pour déjeuner à Phetchaburi dans le restaurant local Pung phetch ; c’était excellent et j’ai beaucoup aimé la déco vintage !) pour rejoindre Kuiburi.

En arrivant à Kuiburi, on a troqué notre van contre un pickup truck et notre chauffeur contre une ranger ! Le parc est ouvert de 14h à 18h ; c’est une association de paysans qui s’est réunie pour la sauvegarde des éléphants. Le safari dure 1h30 et coûte 850 bahts par voiture (6 personnes maximum) incluant le chauffeur et l’accompagnateur + 200 bahts pp pour l’entrée du parc. Pour réserver, il faut appeler sur le portable de l’association : 08-52-66-16-01 (le contact parle un peu anglais ; c’est suffisant pour réserver).

Nous avons emprunté un chemin de terre rouge long de 7 km afin de tenter d’observer des éléphants sauvages, qui ne sont pas nourris par les humains. Dans le parc, qui a une superficie de 900 km², on dénombre 230 éléphants environ, mais également des singes (gibons, macaques à queue de cochon…), antilopes, lapins, renards, buffles, jaguars (très rares)…

Ce que j’ai aimé : c’est vraiment authentique. On est dans une réserve naturelle et pour voir les éléphants sauvages il faut s’armer de patience. Il y a 4-5 points d’observation des éléphants et ils sont tous surélevés pour ne pas les déranger et que ce ne soit pas dangereux. 

  • Point sur la protection des éléphants en Thaïlande 

L’éléphant est un animal national (il était même sur l’ancien drapeau national du royaume de Siam : un éléphant blanc sur un drapeau rouge) et il y a plusieurs lois pour protéger les éléphants en Thaïlande : les marches d’éléphants dans les rues sont interdites ; le débardage est interdit ; l’importation / exportation de l’ivoire sont interdites. Il faut faire la différence entre éléphant domestiqué (alors considéré comme un véhicule) et sauvage (protégé par le pays). Il y aurait 3.500 éléphants sauvages en Thaïlande (étude de 2017 ; vivent dans forêt du nord, de l’est et de l’ouest ; en hausse de 7% sur 10 ans) et 4.000 éléphants domestiques.

2/ Hua Hin et Pranburi, pour s’offrir une parenthèse de bien-être au bord du golfe de Thaïlande

Hua Hin est l’une des plus anciennes stations balnéaires de Thaïlande. Le Roi Rama 9 allait s’y ressourcer quand il était malade. C’est une destination idéale pour y passer un weekend (3 à 4h de route depuis Bangkok) ou des vacances.

Où loger à Hua Hin ?

  • Evason Six Senses

Situé à 40 min de route de la ville de Hua Hin (et du night market dont je parle plus bas), c’est un très vaste resort qui vous donne tout de même l’impression d’une taille humaine ! Piscine vue mer (d’ailleurs la mer est exposée plein Est donc idéal pour voir un lever de soleil), plusieurs restaurants, activités sportives et excursions autour du resort, navette gratuite pour rejoindre de jolies plages à 15 minutes, spa Six Senses… Vous serez dans un cocon luxueux où chaque détail compte (comme de la crème après-soleil et de l’anti-moustiques dans les chambres, ainsi qu’un panier en osier pour aller à la piscine). Et en parlant de détails, j’aimerais parler du buffet du petit déjeuner : MERVEILLEUX ! Vous en aurez pour tous les goûts, avec un très large choix de stations sucrées et salées : noodle bar, plein de sortes de jus de fruits et smoothies maison, laits variés, pains, confitures « homemade » (même la pâte à tartiner et le peanut butter), miel, fruits frais, boissons chaudes, salades, boulangerie, pâtisserie, omelettes… Vous pourrez vous asseoir en extérieur ou en intérieur (c’est couvert mais tout est ouvert sur l’extérieur et équipé de ventilateurs).

Pour déjeuner ou dîner, plusieurs restaurants sont présents, dont un restaurant de cuisine thaïlandaise modernisée qui était excellent et très bien présenté (menu « family style » avec 4 entrées – 3 plats – 2 desserts à 1.800 bahts ++ par personne). Site Internet

  • Onusa retreat

Pour une expérience résolument plus intimiste, vous pouvez séjourner dans l’une des 9 chambres de l’Onusa Retreat. Comptez 4.500 à 5.200 bahts / nuit incluant le petit déjeuner. Site Internet

  • Let’s Sea Breeze

Un resort moderne autour d’une piscine en longueur composé de 40 chambres. J’ai aimé la décoration minimaliste et contemporaine, inspirée du Japon et de Bali. Vous pouvez faire comme nous et uniquement y déjeuner : c’est excellent, dans une décoration fabuleuse avec une vue sur la mer. Site Internet

Que faire à Hua Hin et ses alentours ?

  • Faire une excursion en bateau dans la mangrove au parc national Sam Roi Yot

Pour faire ce tour en bateau d’une heure, comptez 200 bahts pp + la location de la pirogue (500 bahts pour 6 personnes). Dans la mangrove, vous pouvez voir de petits singes (macaques et langurs), des iguanes et des lézards, des aigles, des martins-pêcheurs, etc. L’eau est profonde de 2,5 à 3 mètres environ. Le paysage qui nous entoure est composé de formations rocheuses aux formes rigolotes comme « crocodile mountain » (une roche qui ressemble à un crocodile qui grimpe sur la montagne) ou « red mountain ». La balade se termine par l’observation d’un village de pêcheurs ; je me croyais à Hong Kong 🙂 A noter : je n’ai pas vu un déchet dans cette mangrove !

  • Voir une plage de rêve : Khao Kalok

Hélas, nous étions à marée basse et le temps n’était pas au beau fixe, mais nous avons parfaitement pu imaginer à quoi ça ressemblait avec l’eau et le soleil 🙂

  • Le night market d’Hua Hin

Il est très réputé et très grand. Par contre, il n’est pas recommandé d’y manger ; les bons restos sont plutôt en dehors du marché.

  • Visiter la grotte Prayanakorn

L’accès se fait à pied ou en longtail (bateau pirogue). Vous pourrez découvrir le temple situé dans cette grotte.

  • Louer un scooter ou une voiture

Pensez bien à avoir votre permis international sur vous ! Coût : 250-350 bahts / jour pour un scooter et 800-1200 bahts / jour pour une voiture. Si vous voulez louer une voiture avec chauffeur, renseignez-vous auprès de votre hôtel directement.

Remerciements : Arkané, nos guides sur place, Mathilde, mes 3 compagnons de voyage (Aurélie : découvrez ici son blog et son travail photographique, Thierry et Yann), la compagnie Thai Airways qui nous a surclassés en Business au retour…


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